Je ne connais pas Léo-Paul Lauzon personnellement, mais je suis sûr que je manque quelque chose. L'homme, me dit-on, est à la hauteur du personnage, c'est-à-dire ardent et entier. Batailleur, il ne perd jamais pour autant son sens de l'humour. Ironique, il se garde bien de sombrer dans le cynisme. J'aime, oui, le personnage parce que, je l'avoue, je me reconnais en lui. Dans le tome III de ses Contes et comptes du prof Lauzon, il se présente pour la première fois, formellement, comme «un socialiste chrétien» et affirme que «[sa] foi chrétienne engendre chez [lui] l'espoir d'un monde meilleur». Il insiste, aussi, sur son rôle de vulgarisateur en matière de phénomènes économiques. Pour ces raisons, j'ai l'impression, en plongeant dans sa prose emportée, de lire un frère. Comment pourrais-je ne pas vous inciter à en faire autant?
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