Jean Lacasse - Montréal, le 18 septembre 2007
21 septembre 2007
Canada
Dans sa chronique de mardi, Michel David revient sur le caractère «surréaliste» de l'élection de Stéphane Dion à la tête du PLC, en décembre dernier. Bien que l'emploi de cette épithète soit par trop souvent galvaudé, je ne peux que donner raison à votre éminent collaborateur dans le cas présent! En effet, qui, le moindrement informé, a pu croire, le temps d'un week-end de fin d'automne 2006, que Stéphane Dion était en mesure de rallier à sa vision d'un Canada à tout le moins biculturel une frange substantielle des électeurs francophones du Québec? Comment expliquer pareille «erreur sur la personne», si ce n'est par un aveuglement quasi suicidaire d'une majorité de délégués provenant du ROC, estimant que leur appui à un candidat à la fois francophone et québécois, quel qu'il soit, serait garant de l'adhésion d'un «Québec français» à leur idéal «pancanadien»? À cet égard, ces mêmes délégués ont fait montre d'une ignorance abyssale en ce qui concerne les tenants et aboutissants de ce qu'il est convenu d'appeler, à défaut d'une expression plus prégnante, la «réalité québécoise»!
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