Coup d'éclat d'un président empêtré dans un bourbier militaire de plus en plus coûteux et meurtrier, le commandant en chef des Forces armées américaines, George W. Bush, a effectué une visite-surprise en Irak hier, dans la province d'al-Anbar, emblématique pour la Maison-Blanche des «progrès» enregistrés. Il a d'ailleurs profité de l'occasion pour évoquer une possible réduction de troupes en cas de maintien de ces avancées. M. Bush, qui s'exprimait quelques jours avant que le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, et Ryan Crocker, l'ambassadeur des États-Unis à Bagdad, ne présentent au Congrès leur évaluation de la situation, n'a pas précisé l'importance, ni le calendrier d'une telle réduction.