Ayoye. Oh que ça fait mal. Et cette douleur, messieurs dames, n'est pas la conséquence d'une coiffe du rotateur surmenée ni d'une déchirure quelconque dans la région. Non, il s'agit bien d'un élancement dû à la perte des illusions. Certes, on sait depuis que quelqu'un s'est penché là-dessus qu'en perdant, on apprend. Quand on gagne, on part sur le party, on crie comme des perdus et on ne se pose pas les questions essentielles, genre: comment pourrais-je devenir une meilleure personne? Mais quand on perd, vous devriez voir ça. L'humain se blottit en lui-même et se met en quête de sens. Il emprunte une face de carême et déclare en entrevue qu'«il y a un message très clair dans cette défaite, et même s'il est très clair, n'oubliez pas que je ne suis pas plus brillant qu'il ne le faut, aussi devrai-je prendre un sacré bout de temps pour en tirer les leçons, et puis euh». Bref, il se met en mode réflexion.