Au cours de sa carrière américaine, le Hollandais Paul Verhoeven a été porté aux nues pour des films vraiment originaux (Robocop, Total Recall) et un autre qui n'en méritait pas tant (Basic Instinct), puis il s'est pris les pieds dans des exercices de style et de genre (Showgirls, Starship Troopers, Hollow Man) qui ont fait de lui la risée du monde du cinéma. Pour un peu, on le croyait fini. Voilà qu'il remonte en selle avec Le Carnet noir, un thriller en temps de guerre mondiale (la Seconde), tourné dans son pays natal, dans sa langue maternelle, avec des acteurs de chez lui, et qui réveille au passage le souvenir heureux de son captivant The 4th Man, qui l'avait lancé en 1983 sur la scène internationale.