On savait déjà — et si on ne le savait pas, c'est peut-être qu'on n'a pas été assez attentif en classe, hmm?, peut-être qu'on bayait aux corneilles en regardant par-delà la baie vitrée et s'imaginant ailleurs, par exemple sur une terrasse non-fumeur à la mode en train de siroter un panaché tout en respirant du bon smog produit par des non-fumeurs? —, oui, on savait déjà que pour arrêter le progrès, la grasse matinée est fortement déconseillée. D'abord parce qu'elle est grasse, ce qui augmente les risques d'apse* chez les inhalateurs de smog qui ont dès lors les conduits bouchés, ensuite parce que c'est comme ça. Depuis longtemps, on nous colporte l'odieux mensonge qui veut que l'avenir appartienne à ceux qui se lèvent tôt, mais c'est juste une façon de dire que le présent appartient à ceux qui se couchent tard, et de préférence pour regarder les matchs sur la côte Ouest qui se rendent en prolongation ou en manches supplémentaires. Néanmoins, il faut être debout de bonne heure pour arrêter le progrès, car le progrès est concocté par des p'tits winners qui se pensent frais, qui croient qu'ils ont de l'allure juste parce qu'ils arrivent les premiers au bureau et qui décident des affaires en notre absence.
4 réactions |
0 vote