Dans un monde qui va beaucoup trop vite — sauf, paradoxalement, lorsqu'il faut insérer des pauses publicitaires; on arrête alors tout, on dit ouais c'est bien beau toute cette action, mais faut prendre le temps de penser un peu, et tiens, justement, je pense que j'ai deux trois cochonneries à te vendre, pas cher juste pour toi mon ami; n'en doutez pas, messieurs dames, quand des historiens désoeuvrés jetteront un coup d'oeil sur notre transcendante époque, ils verront que nous ne cessions de consommer que pour nous faire dire quoi consommer d'autre —, on devrait pouvoir compter sur certaines institutions pour maintenir les traditions. Parmi celles-ci, on retrouve bien sûr le sport professionnel, l'engouement pour lequel étant transmis de génération en génération de bouche de druide à oreille de druide depuis la naissance même du sport professionnel, survenue lorsqu'un gars qui était habile à frapper un objet plus ou moins sphérique avec un autre objet plus ou moins en forme d'autre chose a décidé de faire payer cinq cennes à ceux qui voulaient le voir réaliser ses prouesses complètement inutiles.