Stéphane Côté n'est pas enthousiasmant, constatais-je à la première chanson de la première montréalaise de son spectacle Le Cirque du temps, hier, au Lion D'Or. Il arrive en catimini. Sa voix ne porte pas. De son grand corps, il ne sait que faire, pouces dans les poches ou bras ballants. Quand il bouge, il en fait trop, gauche. Entre les chansons, il regarde le plancher de scène. Il semble étonné d'être la tête d'affiche de son propre spectacle. Avec sa bonne tête de condamné à l'anonymat, on le comprend. Quand il s'essaie à l'humour — un monologue plus que prévisible sur l'Amérique en forme de recette culinaire —, on frôle l'embarras. À certains moments, on se demande ce qu'il fait là, on a l'impression qu'il se le demande aussi.
1 réaction |
0 vote