Lors du dernier épisode, nous avons vu qu'il arrive que se produisent des coïncidences proprement extraordinaires, comme lorsqu'un chroniquailleur est en train d'entretenir une pensée se rapportant au sport professionnel et qu'il reçoit au même moment un coucourriel* d'un lecteur portant sur le même sujet. Le genre de situation qu'on retrouve dans les romans ou les films d'aventures, où le personnage principal est assis dans un estaminet miteux sous les tropiques, à siroter une boisson fade à la consistance douteuse sous un ventilateur qui remue en vain — très important, en vain — l'air torride et visqueux, à se demander pourquoi, le sot, il s'est rendu au bout du monde dans l'espoir insensé de trouver fortune et gloire alors que le bonheur se trouvait tout près de lui, dans les yeux de cette femme au teint de pêche qu'il n'avait pas voulu voir, trop occupé par ses propres dérisoires desseins de conquête, et en plein là, pendant qu'il ressasse toute cette vie de merde à gaspiller des occasions par sa trop grande, par son énorme faute de crétin fini, le téléphone sonne.
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