Kunduz — Devant l'incertitude de la situation politique et la résurgence des talibans, les commandants du nord de l'Afghanistan, poussés par leurs partis, se réorganisent et, pour certains, se réarment. Les talibans et leurs alliés du Hezb-e-Islami, le parti de l'ex-premier ministre Gulbuddin Hekmatyar, font aussi sentir leur présence, profitant de la frustration grandissante d'une partie de la population. «Le Hezb-e-Islami est de nouveau actif, ses membres sont en contact suivi, et ils sont sans doute derrière un certain nombre d'explosions récentes», affirme, à Kunduz, un responsable d'une organisation internationale qui veut garder l'anonymat.