Lors d'une discussion sur le déroulement de la campagne électorale, une de mes soeurs, une désabusée du Parti québécois, me lance à brûle-pourpoint: «On dirait qu'il n'y a plus de parti; elle est où, Louise Harel? On ne l'a pas vue une seule fois.» Effectivement, on ne l'a ni vue ni entendue. J'aurais pu lui répondre qu'on n'avait pas vu beaucoup François Legault ou Diane Lemieux, pas plus qu'on a beaucoup entendu Raymond Bachand, un poids lourd du PLQ, ou Gilles Taillon, un des rares candidats «ministrables» de Mario Dumont. Car depuis un mois, on ne voit et on ne lit que les chefs, un peu comme si les communicateurs des trois principaux partis avaient choisi de faire une campagne américaine, une campagne présidentielle.