Virée à Sacacomie, journée de promo, deux spectacles à Montréal, un à Québec: le séjour de Raphaël chez nous tenait un peu du prétexte: l'idée était de changer d'air, le statut d'idole en Europe francophone pesant son poids. Aller jouer là où l'on vous connaît peu ou pas, c'est relaxe, on décompresse. C'était sans compter le petit contingent de Français, Belges ou Suisses d'ici, sans compter les étudiantes plus que ravies de Stanislas ou du Collège Français, sans compter le noyau dur de fans québécois, modeste mais véhément. De quoi remplir La Tulipe un mercredi soir, assurément. De quoi faire entendre à Raphaël qu'on l'attendait.