C'est drôle pareil. Les connexions cervicales d'un amateur professionnel de sport dans un contexte de calcul des probabilités, des possibilités, des éventualités et autres mots en «ité» comme «calvette Ron ça manque d'intensité» ou «c'est tu moi Ron ou la dernière victoire remonte à une éternité?», je veux dire. Remontons par exemple quelques jours en arrière. Remarquez, personne ne sait pas pourquoi, lorsqu'on retourne dans le passé, on «remonte». Comme si le temps était en pente. L'est-il vraiment? Voilà qui expliquerait en tout cas pourquoi il est possible de ressentir un certain vertige devant le futur, alors que fouiller le passé essouffle et ne sert à rien, à l'instar de l'escalade d'une paroi lisse sans pitons ni mousquetons et avec les doigts gluants. Et voilà qui prouverait aussi qu'en réalité, on glisse vers la mort, cela bien que soit rarement évoquée l'action de «descendre dans l'avenir». Toute vie n'est que déchéance, vain combat et fuite en avant, à moins que ce ne soit en bas.
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