Harlot et son fantôme, de Mailer, faisait autour de 1100 pages et l'auteur avait ajouté, entre parenthèses au bas de la dernière: à suivre. Comme il n'existe aucune suite connue à Harlot et son fantôme, on peut maintenant lire cette brève indication comme un clin d'oeil et une marque d'autodérision, mais l'intention, même alors, paraissait évidente: signaler le fait qu'aucun livre n'est jamais terminé, son véritable matériau étant le temps, comme celui de la peinture est la lumière, et le temps paraissant, d'un point de vue humain, difficilement épuisable.
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