Dans un des essais placés au début de Personne n'est une île, le romancier Yvon Rivard évoque sa passion ancienne pour le hockey sur glace. Comme tant d'autres Québécois, il a longtemps joué dans une ligue de garage. D'abord et avant tout pour le plaisir d'être en équipe, de ne plus être seul, lui qui a grandi dans un rang au fond de la Mauricie. Mais Yvon Rivard n'est pas devenu écrivain pour rien. Ce qu'il aime, par-dessus tout, c'est la beauté de la glace: «J'ai commencé à contempler la glace, pendant les hors-jeu et les temps morts, comme on regarde par la fenêtre le temps qui passe et nous entraîne loin de tout, comme on s'abandonne au silence et à la solitude avec la certitude d'être bientôt repris par le jeu, repêché par les autres qui, c'est sûr, ne peuvent pas se passer de nous.»
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