Exprès. C'était comme si le ciel s'était ouvert au-dessus du site du Festival international de jazz de Montréal exprès. Exprès pour le spectacle d'ouverture, exprès pour qu'il y ait du monde plein l'esplanade de la PdA et plain la Catherine, exprès pour la Louisiane, la Nouvelle-Orléans et leurs ambassadeurs les Neville Brothers. Comme si, par cette trouée dans la ciel, un message passait: bon, ça va comme ça, assez de pluie, assez de larmes, allez-y, festoyez un peu sous le ciel bleu foncé de cette belle soirée d'été. Message entendu: quand ce monstre d'Aaron Neville a mêlé son timbre céleste à celui, en prise directe avec la terre, de la «blues-belter» québécoise Sylvie Desgroseilliers, le temps d'appeler Sam Cooke et son hymne A Change Is Gonna Come à la rescousse, il y avait comme qui dirait de la spiritualité dans l'air.
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