WESTERN SHANGHAI
Call Me Poupée
Semprini
Call Me Poupée? Des «ritournelles bizarro lounge sur fond pop-gogo-garage-électro», dit le communiqué. Bien vu, mais encore? Ça baigne dans les références sixties et néo-sixties. On est entre les Ronettes de Be My Baby, les Shangri-La's de Leader Of The Pack et la Lio du temps des brunes qui comptaient pas pour des prunes. De fait, c'est très actuel: ça s'agite dans les buissons des White Stripes et autres Raveonettes, duos gars-fille à la mode. Call Me Poupée est pareillement un couple dans le vent, liant Ken Fortrel (sic), ancien des Secrétaires volantes, à Poupée, sa blonde. Autour d'eux, il y a surtout Ramachandra Borcar, qui a réalisé l'album comme une bande sonore de film-culte. À la surboum se sont également pointés divers Gruesomes, Kingpins et autres George Leningrad. D'où l'orgie de guitares à la sauce spaghetti-western, avec la touche kung-fu de rigueur. Tout ça donne le disque le plus artificiellement créé, le plus crassement dérivatif, le plus facultativement jouissif et le plus irrésistiblement cool depuis... le dernier Raveonettes. Au Parc des Festivals le dimanche 11 juin à 22h.
Sylvain Cormier