Quels sentiments enveloppent les victimes d'autrefois devenues les bourreaux d'aujourd'hui? En quoi la vengeance peut-elle apporter l'équilibre une fois les revolvers et les couteaux nettoyés et rangés? À ces questions, le cinéaste sud-coréen Park Chan-wook a répondu trois fois plutôt qu'une, concluant avec Lady Vengeance une trilogie (Sympathy for Mr. Vengeance, 2002; Oldboy, 2003) sur les bienfaits et les dangers de se faire justice soi-même. Les réponses qu'il apporte, stylisées, surprenantes, sinueuses ou cinglantes, n'en finissent plus de bousculer un spectateur qui, au fond, en redemande.