Il y a un an, le président vénézuélien avait prévenu les grands pays consommateurs d'or noir sur un ton menaçant: «Le monde peut dire adieu au pétrole pas cher.» Le baril s'échangeait alors autour de 53 dollars. «Cent dollars, bien sûr qu'il peut les atteindre», a encore souligné Hugo Chavez, jeudi dernier, alors que le brut battait un nouveau record, à Londres, en dépassant 74 dollars le baril en séance. Il est probable que M. Chavez réitérera son message en accueillant à Caracas, le 1er juin, le sommet de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), même si le cartel n'a guère de responsabilité dans cette hausse.