À la mi-janvier, le premier ministre Villepin présente son contrat première embauche (CPE). Peu après, les parlementaires l'entérinent. Choqués par cette légalisation de la précarité des moins de 26 ans, les étudiants se rebellent. C'est alors que le président Chirac s'immisce dans la mêlée. Il promulgue la loi, mais en exige une autre. En un mot, il louvoie. Retour sur le dernier psychodrame républicain.ominique de Villepin est un homme pressé. Tous ceux qui le côtoient ou l'observent l'affirment. L'action le grisant, il n'hésite pas à bousculer, parfois avec rudesse, les gens de son camp. C'est d'ailleurs un secret de Polichinelle qu'il méprise les élus. Il est ainsi, toujours droit dans ses bottes, parce qu'il est sûr de son fait. Il est surtout certain que son destin va se conjuguer avec l'Élysée. Mais, cette fois-ci, pas dans le rôle de directeur de Cabinet, mais bien de président.
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