On pensait que Spike Lee avait perdu la main. Depuis son cinéma artisanal des débuts (She's Gotta Have It, Do the Right Thing), il y a vingt ans, il s'était essayé à plusieurs genres (Clockers, Summer of Sam), avait fait le ménage dans l'imaginaire afro-américain (Malcolm X, Get on the Bus), mais son feu, peu à peu, s'était éteint. Il aura fallu une grosse production hollywoodienne comme Inside Man pour le rallumer et rappeler, d'une part, qu'il a du talent à revendre et d'autre part, que son esprit sardonique est intact — ce dont ses plus récents opus (The 25th Hour, She Hate Me) nous avaient fait douter.