Madrid — Après 37 ans d'activité terroriste et l'assassinat de 817 personnes (dont une bonne moitié de militaires et de policiers), l'ETA renonce officiellement à la lutte armée. Pour la première fois depuis son premier attentat, en juin 1968, l'organisation séparatiste basque s'engage à respecter un «cessez-le-feu permanent». Dans sa macabre histoire, elle a déjà annoncé une dizaine de trêves unilatérales mais, à chaque fois, on se doutait que les terroristes allaient renouer avec la violence. Même si, en leur temps, ces cessez-le-feu avaient pu susciter des espoirs de paix, ils étaient motivés par des intérêts purement tactiques. L'arrêt des attentats entre septembre 1998 et fin 1999 n'avait ainsi pour objectif, de l'aveu même de l'ETA, que de «restructurer nos forces face à la répression policière».
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