Souriants, c'était patent. Contents, j'en jurerais. Mieux, heureux. Les Rolling Stones étaient heureux hier au Centre Bell. Aussi heureux que nous autres, quinze mille fans vieux et jeunes, extatiques du parterre au plafond? Ce serait exagérer. Mais il y avait de la satisfaction — finalement, après quatre décennies à scander (I Can't Get No) Satisfaction — dans les regards et les sourires de Keith Richards, Mick Jagger, Ronnie Wood, et même dans le faciès d'ordinaire si impassible de Charlie Watts. Quelque chose comme de la reconnaissance. «Good to see y'all, good to see anybody!», a lâché Keith avant son habituel showcase de deux titres. Comme s'il était conscient que l'aventure des Stones, passée la soixantaine, est chaque soir un sacré boni. Ronnie a rigolé aussi. Comme s'ils mesuraient en même temps que nous la chance d'être encore là à vivre ça ensemble.
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