Electric
Larry Corryel
Victor Bailey
Lenny White
Étiquette Chesky
Présentons-les: Larry Corryel est un guitariste furieux, Lenny White, un batteur incorrigible, et Victor Bailey, un bassiste un tantinet m'as-tu-vu. Le trio est un assemblage de gros noms. En clair, il s'agit d'un power trio où la règle numéro un est la suivante: multiplier les effets pyrotechniques pour racoler les crédules. Bref, on est à mille lieues de la simplicité, de la sensualité et de la finesse. Du début à la fin, on a le sentiment désagréable d'entendre des musiciens qui carburent uniquement à la testostérone. C'est dire à quel point le tout est épuisant. Rien à faire: Corryel se complaît dans son éternel défaut, la démonstration de ses capacités techniques. Il gâche son talent. Il arrive souvent qu'on entende le bipède s'exclamer: le jazz, c'est platte. Et le bipède a souvent raison. On vous prévient, cet album est exemplaire de cela, de ce jazz qui rebute. À éviter à tout prix, même si on vous l'offre.
Serge Truffaut