Du phénomène de la raréfaction du cinéma d'auteur européen sur nos écrans, celui du Français Arnaud Despleschin est sans doute le symptôme le plus aigu. Lui qui tisse depuis une quinzaine d'années une oeuvre personnelle, exigeante, hors normes, n'a vu que deux de ses films distribués au Québec. Soit La Sentinelle, son premier long métrage, puis (dès lundi) son plus récent, Rois et reine, sommet d'une oeuvre (Comment je me suis disputé, Esther Kahn, En jouant, Dans la compagnie des hommes) dont seuls les happy few du circuit festivalier sont capables de reconnaître les formes et les récurrences.