Rock
Ashley MacIsaac
Pride Linus
Faites votre deuil du violon sur le nouveau Ashley MacIsaac. Oubliez en fait tout ce que vous avez toujours su à propos du fiddler des Maritimes. MacIsaac se la joue à la Eminem dans le livret de l'album alors que son double doigt d'honneur clame haut et fort que l'homme, qui n'a pourtant jamais eu la langue dans sa poche, règle ses comptes avec l'humanité au grand complet. En fait, le surdoué du violon règle ses comptes avec l'amour. Album de rupture et de ras-le-bol, Pride montre un MacIsaac qui n'a jamais été aussi personnel. Au même moment, surtout quand il accélère le tempo, il prend des chemins résolument rock, sorte d'amalgame entre les Foo Fighters et Beck. Sauf exception, il est bigrement efficace. L'homme est doué. Par contre, côté textes, il triture souvent les lieux communs. Des phrases comme «I want to kill you because I love you», tout le monde y a pensé et, franchement, on s'en passerait. Toutefois, MacIsaac en connaît long sur les marées changeantes de l'amour et sait les traduire en musique.
Bernard Lamarche