«Shut up! Motherfucker! Salaud, salopard, pauvre couillon, petit con, connard, enfoiré, crétin, enflure, raclure, fumiste, dissimulateur, pharisien, hypocrite... » Big Shoot, de l'auteur ivoirien Koffi Kwahulé, débute sur une bordée d'injures que jette au visage d'un jeune homme au pied du mur (Sébastien Ricard) un tortionnaire vêtu d'une redingote noire (Daniel Parent). Ce bourreau, qui prétend avoir des manières, violente ensuite sans ménagement sa victime dont le visage se tuméfie à une vitesse folle. À l'instar du type brutalisé, le spectateur qui vient de passer un mauvais quart d'heure se dit qu'il ne pourra pas en supporter davantage. Pas une heure et demie, en tout cas.