Barthélémy Courmont - Docteur en sciences politiques, chercheur à l'IRIS à Paris et chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'Université du Québec à Montréal.
6 août 2005
Actualités internationales
Il y a 60 ans, le président Harry Truman, tout juste parvenu à la tête de l'exécutif américain à la suite de la mort de Franklin Roosevelt le 12 avril 1945, prenait la décision d'utiliser, pour la première fois de l'histoire, une bombe atomique sur la ville japonaise d'Hiroshima. Cet événement du 6 août 1945 fut suivi de la destruction, trois jours plus tard, de Nagasaki par une autre bombe atomique.
L'«holocauste nucléaire», comme il fut rapidement appelé, marqua les esprits par le caractère extrêmement destructeur de la nouvelle arme (une seule bombe suffît, à Hiroshima comme à Nagasaki, à réduire toute la ville en cendres), mais surtout par la découverte d'un mal se propageant longtemps après l'explosion, y compris dans les générations suivantes: les radiations. Pour cette raison, il est difficile d'évaluer le nombre de victimes à Hiroshima, et les chiffres indiquent des variations étonnantes.
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