Les hommes québécois sont-ils tous des losers? Des pères absents? Des mous ou des violents? Bien sûr que non. Quand on parle de père manquant, d'homme silencieux, je me retrouve, pour ma part et par exemple, en terrain inconnu. Mon père, un homme au sens plein du terme, n'a jamais été absent, a été et reste un moulin à paroles, n'a pas le rose pour couleur ni la violence pour carburant. Si Mathieu-Robert Sauvé l'avait connu, il aurait presque pu en faire un des modèles masculins qui, semble-t-il, manquent tant aux jeunes Québécois.