Aux morts qu'on ne connaît pas personnellement, on ne doit que le respect. Le respect pour leur agonie, le respect pour leur disparition. Voilà un être humain de moins sur la Terre. Quand c'est une personne connue, puissante ou influente qui meurt, on doit bien sûr souligner la perte (s'il en est une), la perte pour l'organisation qu'elle dirigeait, le pays, la famille, les fans. La mort n'est pas le temps des règlements de comptes avec celui qui part, ni celui du mensonge admiratif. La mort ne doit surtout pas servir de prétexte à un délire médiatique admiratif et glorifiant qui travestit à la fois la personne et les faits. Les morts, même les plus orgueilleux, ne demandent pas qu'on mente en leur nom.