«Z'avez trouvé d'la place?», a demandé Thierry Romanens, exprès. Le Lion D'Or n'était pas clairsemé, pas plein non plus. La première chanson, Pattes de velours, narrait la rencontre du gaillard avec une «jeune éléphante / Aussi gracieuse qu'une plume / Malgré son poids d'enclume». Ironie et tendresse à la même adresse. Bon contact, d'emblée. La chanson d'après, Petite rouquine, était tendre tout court. Joli contraste. Suivait un p'tit Brassens de derrière les fagots, Cupidon, pour le plaisir. Deux chansons plus tard, le p'tit Suisse qui n'en est pas un (il est né en France) se la jouait jouissif dans La Retirette et l'on s'amusait ferme: «Le monde est trop cruel / Permettez que je me retire / Oh non Monsieur je vous en prie / Vous me feriez trop souffrir...»