Les maîtresses d'école occupent une place importante dans l'imaginaire québécois. Les historiennes Andrée Dufour et Micheline Dumont le constatent et en proposent une interprétation: «Le personnage de l'institutrice acquiert une force symbolique puissante parce que la presque totalité des enfants la côtoient durant une période significative, qui augmente à mesure qu'on avance vers la fin du XXe siècle. L'image de l'institutrice n'atteint pas l'importance du rôle de la mère, mais sa force de représentation est visible dans toute la littérature romanesque et la mémoire collective.» Qui, en effet, ne se souvient de quelques-unes de ces femmes de son enfance (salut, dans l'ordre, aux miennes, les Huguette, Denise, Diane, Paulette, Thérèse, Armande, Pierrette et... Louis-Philippe!) et ne connaît, comme si elles faisaient partie de la famille, Émilie Bordeleau et Virginie Boivin?
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