Le phénomène des Yvettes, surgi de nulle part pendant la campagne référendaire de 1980, est un des plus fascinants de notre histoire politique récente. Il donnera lieu, comme le rappelle l'historienne Stéphanie Godin, au «plus grand rassemblement politique féminin de l'histoire du Canada», le soir du 7 avril, au Forum de Montréal. Plusieurs lui attribuent même la victoire du Non en 1980. Pourtant, précise l'historienne, «le phénomène des Yvettes demeure un sujet boudé de l'historiographie québécoise». Comment expliquer la relative discrétion des historiens à cet égard? Que reste-t-il à dire et à comprendre, aujourd'hui, de ce ralliement féminin fédéraliste, spontané et, surtout, retentissant?
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