«Ce que nous désirons plus que tout, c'est que ce portrait, puisque c'en est un, amène de nombreux lecteurs à l'oeuvre elle-même, dégagée des malentendus, des clichés qui s'y attachent encore.» Qui lira V. W., stimulé (enthousiasmé, même) par le texte que Geneviève Brisac et Agnès Desarthe consacrent à l'oeuvre et à la pensée de Virginia Woolf, n'attendra pas d'avoir tourné la dernière page de ce livre pour plonger ou replonger dans les romans de cette écrivaine dont l'oeuvre est si marquante. V. W. impressionne, pas tant par l'érudition que ses auteures exposent (elles n'exposent rien, d'ailleurs), mais par l'acuité de leurs lectures et le respect dont elles font preuve pour la voix de Woolf, trop longtemps confinée à l'anecdotique (sa folie, son suicide, son homosexualité, etc.).