Michel Paillé - Démographe et chercheur associé à la chaire Hector-Fabre d'histoire du Québec, Université du Québec à Montréal
3 décembre 2004
Tout bilan portant sur les effets de la Charte de la langue française (loi 101) doit d'abord porter sur les domaines visés nommément par le législateur. Ainsi, la langue d'enseignement, la langue du travail et la langue des services, pour ne donner que ces exemples-là, ont fait l'objet d'études et d'enquêtes prioritaires. Mais faut-il pour cela juger «déplacées», comme le fait Josée Boileau dans son éditorial du 29 novembre dernier, toutes les analyses des statistiques portant sur la langue parlée à la maison sous prétexte qu'il n'en est nullement question dans la loi?
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