Tous les dimanches, la famille Dalpé se réunit autour d'un repas. Le père (alcoolique) et la mère (le devenant) sont prisonniers l'un de l'autre, et d'une vie dont ils ignorent quoi faire ensemble. Pour échapper à ce carcan familial, Mathilde fume cigarette sur cigarette, avale des somnifères et, surtout, refuse de se conformer. Sa soeur aînée, à l'inverse, recherche la rectitude (amoureuse, politique, artistique), croyant ainsi offrir un modèle de vie valable à Mathilde. Comment mettre fin à ces dimanches mensongers, aussi mortels que la musique qui marque le début des Beaux Dimanches? Refusant de sombrer dans le courant «psychologisant», le roman Les dimanches sont mortels («Boréal compact»), de Francine D'Amour, plante le lecteur au coeur d'une famille où haine et amour s'entremêlent, laissant entendre la douleur et l'indifférence de chacun, choeur de voix décousues, perdues, brouillées par l'alcool et les somnifères. Un tableau cru et vrai, qui a la qualité de ne pas être séduisant.
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