Il aura fallu attendre la dernière oeuvre au programme, Les Pins de Rome, d'Ottorino Respighi, pour que ce troisième concert de l'OSM à Lanaudière enflamme, à juste raison, le public de Lanaudière. Il est vrai que Jacques Lacombe y a su faire parler les sons et nous compter une histoire, celle du tumulte enfantin entourant la Villa Borghese; de la grave profondeur des catacombes (avec, notamment, un magique alliage, ferme et noble, des violoncelles, contrebasses, trombones et du tam-tam); des frémissements nocturnes des pins du Janicule; de la montée au triomphe de l'armée romaine sur la Voie appienne. Tout juste pouvait-on espérer des couleurs plus caractérisées dans le passage précédant les oiseaux enregistré des Pins du Janicule et au début des Pins de la Voie appienne, sorte d'alchimie étrange entre la décadence du Satyricon de Fellini et la grandeur de Ben-Hur.