DIAMOND DOGS
30th anniversary, 2 CD edition, David Bowie, EMI
Il y a déjà trois pleines décennies, houlà qu'on est vieux, David Bowie disait à qui voulait l'entendre, c'est-à-dire à toute la presse rock, alors aussi florissante que crédule, que c'en était fini du rock. N'avait-il pas deux ans plus tôt mis à mort son Ziggy à lui (bien avant le Ziggy de l'autre), ce personnage d'ultime rockstar qui les résumait toutes, les caricaturait toutes, les exacerbait toutes et les dénonçait toutes dans leur fatuité et leur fatale brièveté? Le problème se posait alors: que faire après la fin? Tout en se cherchant une nouvelle raison de vivre, Bowie continuait d'enregistrer des disques, brillantissimes parce que le gaillard ne savait être que brillant en ce temps-là: le très extraterrestre Aladdin Sane, l'album de reprises des années 60 Pin-Ups. Et puis arriva 1974. L'année de Diamond Dogs.