De tout temps, le théâtre comique s'est nourri de parodie. Par moments, celle-ci s'est portée sur une oeuvre, à d'autres, sur un genre, à d'autres encore, sur autant de genres qu'il en faut pour meubler une soirée assez longue. Or, en se moquant des codes des autres genres, la parodie se soucie assez peu de son propre ridicule. Cette absurdité dont elle fait sa règle: celle de faire rire le plus souvent possible à n'importe quel prix. Elle en oublie à quel point cette loi est inflexible, surtout dans l'industrie américaine. Un gag par minute, au minimum, sinon le spectateur fuit.