L'équation est simple. Vous êtes amateur de vins, de bons vins, naturellement, vous emménagez sur une île loin de toute civilisation et souhaitez y transporter avec vous une cave à vin pas piquée des hannetons. Là, vous faites fort. Non seulement vous pourrez à loisir vous « réhydrater » la fibre civilisée en débouchant dans le temps ces flacons qui, après la femme, sont l'avenir de l'homme, vous étancherez aussi cette petite soif qui, si elle est négligée, peut transformer votre îlot paradisiaque en petit cauchemar pas civilisé du tout. « Boire sans soif et faire l'amour en tout temps, voilà, Madame, qui nous distingue des autres bêtes », disait Beaumarchais ou son beau-frère, je ne sais plus. Mais là, je m'égare.