Réglons d'entrée de jeu le sort du préjugé tenace qui veut que le gamay noir à jus blanc (et, bien sûr, du beaujolais qui lui sert de redingote) soit inférieur, déloyal, dépravé, louche et pernicieux. Ce n'est pas le cas. En tout cas, ce n'est pas l'avis de plus de 250 vignerons et négociants qui organisent, les 29 et 30 mars prochains, les Rendez-Vous beaujolais dans la foulée des Grands Jours de Bourgogne, au coeur même des 12 appellations. Ce n'est pas non plus mon avis car, à titre de compagnon du Beaujolais (local 20 du Syndicat des biberons branchés), jamais je n'aurais accepté qu'un préjugé de la sorte vienne entacher ne serait-ce qu'un pan de ma chemise blanche. Bref, j'aime le gamay noir à jus blanc et, bien sûr, le beaujolais qui lui sert de tenue de soirée. Quand il est à la hauteur, bien sûr. Hélas, ce n'est pas toujours le cas! D'où sa triste réputation de jaja de zinc.