L'Angleterre, puissance navale et coloniale, a appris à l'Occident l'usage du thé et des épices. Sa cuisine un peu fade, aux viandes bouillies, est relevée par des sauces élaborées avec des aromates négligés sur le continent. Un repas, en Angleterre comme ailleurs, c'est une harmonie civilisée de plats, de mets, de saveurs, de couleurs et de parfums. Ils peuvent venir de ces plantes que l'on nomme épices, aujourd'hui comme au temps de Richard II et de son livre de cuisine, The Form Of Cury, recueil de recettes consignées en 1390, bien avant que le Viandier de Taillevent ne devienne un best-seller.