Elvis, j'aime. D'amour. Et comme amour, je le répète, rime avec toujours, après mille millions de chansons toutes bonnes à part There's No Room To Rhumba In A Sports Car, j'en veux d'autres. Ça tombe bien, Elvis est le chanteur mort le plus productif de l'histoire de la musique populaire. Pensez, vingt-six ans après le coup des mille millions de pilules avalées avec le même verre d'eau, on me déniche encore une chanson de plus. Une vraie nouvelle. Pas une énième prise alternative, pas un restant d'entrecôte de boeuf de studio, pas un bête extrait inédit de spectacle. Une parfaite inconnue au bataillon. La merveille s'intitule I'm A Roustabout, et ne doit pas être confondue avec l'autre Roustabout, chanson-titre du 16e film d'Elvis. Pour la petite histoire: commandée pour ledit film, la ronflante I'm A Roustabout fut refusée par le réalisateur Hal Wallis. Pourquoi? Miss gomme et boule de terre. C'est surtout étonnant quand on compare: la remplaçante pâlit. Toujours est-il que la bande originale disparut corps et biens. Et c'est seulement l'an dernier que Winfield Scott, qui créa ce chouette p'tit rock'n'roll sans prétention avec le génial Otis Blackwell (à qui l'on doit All Shook Up, Don't Be Cruel... ), se rappela qu'il avait l'acétate dans son sous-sol, entre l'aspirateur et l'Absmaster.