À considérer la somme des écrits publiés sur Léonard de Vinci, la question semblait réglée: tout devait bien avoir été dit sur son oeuvre, déjà si bien documenté. L'historien et théoricien de l'art Daniel Arasse n'avait-il pas écrit, en 1997, que «Dieu mis à part, Léonard de Vinci est sans doute l'artiste sur lequel on a le plus écrit»? Pourtant, les Éditions Taschen, avec un ouvrage aussi physiquement colossal que méthodologiquement précis, viennent de prouver le contraire, grâce aux 10,5 kilos que pèse ce mastodonte d'érudition à 250 $. On en arrive, justement, à penser que l'éditeur ne peut plus désormais que se mesurer à Dieu, tant le livre en impose.
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