On l'attendait de pied ferme, elle n'a pas déçu. Hilary Hahn, 23 ans pour deux semaines encore, a illuminé ce «grand concert» de l'OSM de son archet radieux, avec un son qui vous saisit et vous rentre sous la peau. Dès les premiers envols de l'alouette dans The Lark Ascending de Vaughan-Williams, l'archet semble caresser les nuages. Cette oeuvre, souvent interprétée de manière mièvre, a été incarnée par la violoniste américaine avec une plénitude sonore, une sûreté d'intonation et un sens confondant des longues respirations. Je n'ai jamais entendu cette partition jouée si lentement. Et pourtant, à aucun moment elle ne m'a ennuyé. Michel Plasson a offert à sa soliste un écrin discret, en demi-teintes suaves, pour une interprétation qui rappelait l'univers de Delius.
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