À Cannes, en mai dernier, chaque séance était précédée du même rituel de sécurité: ouvrir son sac, passer l'épreuve du détecteur de métal, merci, bonjour. À la première médiatique de In the Cut, au dernier Festival international du film de Toronto, chaque spectateur, en entrant dans la salle, devait passer dans le champ d'une caméra à rayons infrarouges. À Cannes, on craignait les attentats terroristes, ce qui, vous en conviendrez, se passe d'explication. À Toronto, stupeur et tremblement, on prévenait le piratage, ce qui, vous en conviendrez également, requiert quelques éclaircissements.
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