En date du : 20 septembre 2003
Danse
Lorsqu'on m'a demandé d'écrire quelques lignes sur Marie Chouinard, j'ai pensé spontanément à Henri Michaux — un poète qu'elle affectionne tout particulièrement — et à son long poème L'Infini turbulent. On n'a qu'à feuilleter ce livre au hasard pour rencontrer les fulgurances du poète s'unir aux fibres nerveuses des créations de Marie Chouinard: l'extase, la vision, l'éros, le foudroiement et le divin, l'impudeur métaphysique, l'orgasme criblé, une constellation de plaisirs, la transe extatique, un au-delà d'amour, de désirable à sacrée. Elles sont les pores intérieurs de sa danse. Les lignes d'un dessin invisible qui animent le corps humain, font scintiller aux quatre coins des danseurs l'onde d'amour à offrir aux spectateurs. C'est ce désir, cet esprit qui fait créer Marie Chouinard depuis maintenant vingt-cinq ans.