Fin seul sur la terrasse de l'hôtel Wyndham, adjacente à la salle de presse des FrancoFolies, j'étais heureux comme on peut l'être quand on a exactement ce qu'on veut à tous égards: ciel bleu après la pluie, vent frais après la chaleur, et Stephen Faulkner en contrebas, sur la plus grande scène du festival, heureux lui aussi, appuyé par un «band d'occasion» (incluant les Éloi Painchaud et Dominique Lanoie) plein de bonne énergie rock'n'roll, jouant ses chansons devant une belle grosse foule, heureuse elle itou. La parfaite adéquation, pour une rare fois dans cette drôle de carrière en dents de scie, pour ne pas dire en dents de piano cariées, de ce très grand troubadour qu'est Faulkner. Hier soir, le cher grand échalas avait la meilleure scène (L'Aire Ford Focus, angle Ste-Catherine/Jeanne-Mance), les meilleures cases-horaire (21 et 23h): le programmateur Laurent Saulnier lui avait fait la part belle, et pour une fois, Faulkner en profitait, en jouissait à plein.