Junas - Malgré le concert des cigales, l'odeur du laurier ou des pinèdes, malgré la canicule et le rosé qui coûte moins cher que l'eau en bouteille, malgré les nuages que je ne vois que quelques fois par semaine, je pensais bien vous parler du grand déballage irakien. On s'en doutait, Hans Blix l'avait presque juré, la puissance militaire, la menace mondiale irakienne n'était qu'une coquille vide, un décor de carton-pâte.Tant de mensonges, tant de manipulations pour assouvir une folle et aveugle volonté de puissance, pour affirmer que la planète doit obéir à la moindre injonction américaine. On s'en doutait, on le savait, mais on aurait préféré qu'il y ait dans tout cela une part de vérité seulement pour se rassurer sur l'utilisation future de la toute-puissance américaine. Une part de vérité qui aurait transformé l'arrogance en erreur malheureuse.