Québec — Il y a les États-Unis qu'on exècre, merci à fiston Bush et son carré de sable qu'il voudrait grand comme la planète, et il y a les États-Unis. À hauteur d'homme. Pays généralement peuplé de bonnes gens venus de partout qui nous ressemblent assez, dont bon nombre de musiciens qui jouent comme les nôtres les bonnes musiques des racines de l'Amérique du Nord, continent dont nous faisons, ma foi, tous partie. Question de dire merde à Bush, question de langue aussi, nous avons peu de rapports avec ces troubadours voisins, qui ont pourtant tellement en commun avec nos Stephen Faulkner, Richard Séguin, Kevin Parent et consorts. C'est très exactement ce que je me disais samedi soir, place d'Youville, voyant à deux mètres de moi l'excellent Pierre Duchesne, bassiste, réalisateur et compagnon de Claire Pelletier, qui appréciait comme moi et les autres festivaliers le tout premier spectacle en terre québécoise de Rosanne Cash, fille de Johnny et «singer-songwriter» de première qualité.